sommeil
santé
Accès aux soins

Retrouver le sommeil pour mieux faire face ! 

Interview du DR Rey, Président de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, qui organise la Journée Nationale du Sommeil du 19 Mars 


Les troubles du sommeil ont explosé durant le premier confinement et continuent de persister avec plus de 65% des personnes qui en souffrent toujours selon l’enquête CoviPrev de Santé Publique France. Le point avec le Docteur Rey, Président de l’INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance) qui organise la Journée Nationale du Sommeil et a réalisé une grande étude sur le sommeil des Français. 

Retrouver le sommeil pour mieux faire face !


Interview du DR Rey, Président de l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, qui organise la Journée Nationale du Sommeil du 19 Mars

Les troubles du sommeil ont explosé durant le premier confinement et continuent de persister avec plus de 65% des personnes qui en souffrent toujours selon l’enquête CoviPrev de Santé Publique France. Le point avec le Docteur Rey, Président de l’INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance) qui organise la Journée Nationale du Sommeil et a réalisé une grande étude sur le sommeil des Français.

Repos et crise sanitaire : Quels en sont les principaux enseignements des études à ce sujet ?

La période du premier confinement, entre mars et mai 2020, a vu un effondrement de la qualité du sommeil des Français comme relevé dans l’étude COCONEL : 74 % de personnes interrogées dans le cadre de l'étude ont dit souffrir de mauvaises nuits environ 8 à 15 jours après le début du confinement, contre 49% en temps normal. Un autre sujet d'étonnement a été la prévalence des personnes de moins de 35 ans concernées : 79 % d'entre elles disent souffrir d'un manque de sommeil. Enfin, 16 % des répondants se sont vus prescrire des somnifères durant le confinement, et pour 41 % d'entre eux, il s'agissait d'une primo-prescription.

Est-on parvenu à déterminer les raisons pour lesquelles la qualité du repos des Français s'est à ce point dégradée ?

Le profond bouleversement du rythme de vie entraîné par le confinement, allié à l'angoisse générée par la crise sanitaire, perturbe le sommeil. Hormone du sommeil et confinement ne font pas bon ménage ! Le télétravail massivement pratiqué a déréglé le rythme de vie et la frontière travail/vie de famille. S'y sont ajoutées des craintes liées au travail, au niveau de vie, à la santé… Avec pour résultat une explosion des symptômes d'anxiété et de dépression et leur cortège de problématiques. Enfin, la plus forte prévalence de troubles anxieux a été détectée chez ceux qui se sont abreuvés d'informations autour de la crise, via les réseaux sociaux, la presse, les chaînes d'info : chez ceux qui passaient plus de 4 heures par jour exposés aux médias, l'incidence des symptômes d'anxiété, de dépression et de troubles du sommeil est particulièrement marquée. De fait, la lumière bleue impacte de façon négative le sommeil des français, leur horloge biologique et leurs heures de sommeil.

Nous sommes toujours en pleine crise sanitaire, comment s'endorment désormais les Français d’après l’étude réalisée par l’INSV ?

Suite à l’étude réalisée par l’INSV pour la Journée du Sommeil 2021 auprès de 1 010 Français, on constate que le sommeil a évolué différemment lors du deuxième confinement comparé au premier : d’une part, les personnes ont pu maintenir plus souvent leur activité professionnelle et donc des rythmes sociaux, et d’autre part, 49 % des personnes interrogées ont indiqué avoir accordé une plus grande importance à leurs cycles de sommeil, notamment en cherchant des informations pour l’améliorer ou en prenant des mesures actives : des horaires de coucher réguliers permettant de se coucher et de se lever tôt (30 %), la pratique d'une activité physique (27 %), la limitation du temps d’exposition aux écrans (27 %), une meilleure alimentation (31 %), la pratique d'une activité artistique (16 %) …

Cependant, les troubles du sommeil persistent et 26 % des personnes interrogées par l'INSV affirment avoir vu leur qualité de sommeil se dégrader lors du confinement de fin d’année, et 24 % se déclarent insomniaques. Fait nouveau, ces troubles ont plus particulièrement impacté les jeunes de 18 à 24 ans qui sont 39 % à avoir vu la qualité de leur sommeil se dégrader.

Enfin, notre étude révèle que l’anxiété et les états dépressifs ont eux aussi vu leur prévalence augmenter de façon très importante au sein de la population, avec 33 % des personnes interrogées touchées, ce qui explique probablement la dégradation du sommeil pour une partie de la population.

Comment bien dormir et prendre soin de sa santé dans la situation actuelle ?

Passé le premier confinement caractérisé par un "état de sidération", et à la lumière des premiers résultats de l'enquête, il apparaît essentiel de préserver en premier lieu un maximum de régularité dans son rythme de vie : horaires de lever, de coucher, de repas et de travail les plus similaires possibles au temps "normal" encouragent un sommeil réparateur. Pallier l'impossibilité de pratiquer un sport ou de sortir en testant le sport en ligne est aussi une bonne idée pour encourager la relaxation physique et mentale.

Par ailleurs, préserver son moral en consommant l'information avec parcimonie, en étant très strict avec l'usage des écrans hors travail et en se réservant quelques moments seul(e), pour méditer, prendre soin de soi ou s'ouvrir à d'autres loisirs est également la clé de nuits de qualité.

Il est intéressant de relever que l’activité artistique, qu’ont choisi de pratiquer un certain nombre de personnes pour mieux dormir, est un moyen de mieux gérer ses angoisses, d’apaiser les états dépressifs et de mieux dormir. L'art-thérapie par exemple, à travers des activités simples comme les coloriages, la peinture, le modelage apaise le mental.

Et enfin, pourquoi ne pas s’entraîner à rire au quotidien pour dépasser le stress de la situation, mais également retrouver un meilleur sommeil ? Car oui, c’est démontré : rire aide aussi à mieux dormir !

Sur quelles aides extérieures s'appuyer ?

Environ 12 % des personnes interrogées ont ressenti le besoin de se faire aider psychologiquement pendant le premier confinement. Parallèlement, vous pouvez rechercher des solutions plus ciblées en fonction de votre situation. Au-delà des mesures d’hygiène de vie citées plus haut, si vous souffrez d’insomnie chronique, l'appui d'un programme de Thérapie Comportementale et Cognitive, par un spécialiste du sommeil, ou encore avec le programme ThéraSomnia peut être particulièrement bénéfique pour retrouver le sommeil et un meilleur mental !

 

ThéraSomnia, programme référent de coaching sommeil en ligne, est inclus avec vos services Santéclair et sans aucun frais supplémentaire. Entièrement personnalisé, il est la solution idéale pour retrouver un sommeil de qualité sans médicament.

Vous êtes bénéficiaire Santéclair et vous souhaitez accéder à ce service ? Rendez-vous sur MySantéclair, accessible depuis votre Espace Assuré. Cliquez sur la rubrique « Santéclair », puis sur l’onglet « Me faire coacher sur mon sommeil » dans « Vos services Santéclair ».

 

ACCÉDER AU PROGRAMME