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Complémentaire santé senior : le bon choix au moment de la retraite

Partir à la retraite est une nouvelle étape dans la vie du senior, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut en oublier l’un des points importants, à savoir : la santé. Les frais relatifs à ce domaine peuvent être élevés, il est donc primordial de s’y préparer au mieux. Plusieurs questions ressortent lorsque l’on parle de ce sujet comme : un jeune retraité peut-il et doit-il garder sa complémentaire entreprise collective ? Quelles sont les garanties essentielles à avoir dans son contrat ? Quelles sont les autres options possibles pour être bien assuré ? Nous allons découvrir tout cela dans cet article.

Qu’est-ce que la loi Évin ?

L’article 4 de la loi n°89-1009 du 31 décembre 1989, nommée loi Évin, énonce que les salariés qui partent de leur société peuvent garder leurs garanties de complémentaire santé collective obligatoire dont ils bénéficiaient. Certaines conditions, dépendantes de l’article L911-8 du Code de la sécurité sociale, sont applicables au titre de cette possibilité.

En effet, les bénéficiaires sont les ayants droit d’un salarié décédé et les anciens collaborateurs qui perçoivent une rente d’incapacité de travail ou d’invalidité, de cotisations s’ils sont demandeurs d’emploi ou d’une pension de retraite. Ce dernier cas, que la loi Évin concerne principalement, est celui qui nous intéresse le plus.

Le senior peut donc avoir la possibilité d’être assuré aux mêmes conditions qu’avec son ancien contrat en tant que salarié. Durant la première année qui suit la fin de l’emploi, aucune majoration de la cotisation n’est effectuée, elle reste égale à celle appliquée aux salariés actifs.

Quelles sont les autres spécificités ?

Par la suite, l’éventuelle majoration est de 25 % pour la deuxième année et de 50 % lors de la troisième année. Ces deux taux maximaux correspondent aux tarifs généraux appliqués dans l’entreprise, autrement dit, la part de cette dernière et la part du salarié.

Par exemple, si le retraité payait 40 € lorsqu’il était salarié et l’entreprise, 60 €, alors le montant de sa cotisation lors de son départ est de 100 €. Ensuite, si la complémentaire santé applique les taux de 25 % et 50 %, le tarif passe à 125 €, puis à 150 €, pour la seconde et la troisième échéance.

Pour pouvoir bénéficier du dispositif, l’employeur doit signifier le départ du salarié à l’organisme assureur qui va lui adresser une proposition de maintien des garanties dans les 2 mois qui suivent la date de cessation du contrat. Ensuite, l’ancien collaborateur doit émettre son accord dans les 6 mois qui suivent la fin du contrat de travail pour bénéficier de ce maintien sans limites de temps.
 

Les garanties indispensables et facultatives

Chaque situation nécessite un choix approprié. Afin de le réaliser, il est primordial d’effectuer une comparaison entre les offres des complémentaires santé.

Pour commencer, quel que soit le contrat de mutuelle à sélectionner, les garanties indispensables sont l’hospitalisation, car les dépassements d’honoraires médicaux et les frais pour une chambre individuelle sont importants, les éléments auditifs, les équipements optiques et les prothèses dentaires. Ces 3 derniers postes sont peu couverts par l’Assurance Maladie, sauf s’ils font partie des paniers de l’offre 100 % santé applicable depuis le 1er janvier 2021.

En outre, le choix de la complémentaire santé peut être influencé par les garanties facultatives, mais intéressantes tout de même à analyser. Nous pouvons citer :

  • les médecines alternatives comme l’acupuncture, l’ergothérapie ou l’ostéopathie ;
  • la chirurgie corrective des yeux, les soins de pédicure et les vaccins des maladies pour séjourner à l’étranger ;
  • les prestations d’assistance lors d’une maladie grave, d’une immobilisation à domicile ou d’une hospitalisation telles que l’aide-ménagère ou la garde d’animaux ;
  • l’accès à des réseaux de soins, par exemple, pour l’optique, le dentaire ou l’auditif ;
  • la possibilité d’effectuer des soins sans devoir avancer les frais ;
  • le montant des remboursements qui évoluent au fur et à mesure de la durée du contrat pour récompenser la fidélité du retraité assuré.

Plusieurs options en fonction de la situation de chacun

Garder son ancienne mutuelle santé n’est donc pas nécessairement la meilleure décision, car les garanties ont été négociées collectivement et imposent, parfois, une limite d’âge. De plus, ces dernières ne peuvent pas être modifiées, et ce, même si les besoins changent.

Aussi, le choix dépend du revenu du senior. Avec des ressources modestes, un retraité peut bénéficier d’une complémentaire santé solidaire gratuitement ou contre le paiement d’une plus faible cotisation. Cette mutuelle, appelée C2S, correspond aux anciennes CMU-C et ACS, la couverture maladie universelle complémentaire et l’aide à la complémentaire santé.

Une autre solution existe, celle des contrats dits « responsables ». Ces derniers font en effet bénéficier le retraité d’une souscription rapide, car la réglementation les autorise à ne pas demander de remplir un questionnaire de santé au préalable. Cet élément peut s’avérer être particulièrement avantageux si le senior est face à de lourds problèmes de santé.

Enfin, l’assuré peut souscrire sa protection santé auprès d’une autre complémentaire qui ne soit pas responsable. Qu’importe le type, si la sélection ne s’avère pas être la plus pertinente et ne lui convient pas, le retraité a la possibilité de changer de contrat santé individuel en toute simplicité, mais en respectant, bien entendu, les conditions prévues par celui-ci.

De ce fait, définir précisément ses besoins et comparer les diverses offres du marché est la meilleure action à effectuer avant ou au moment de la retraite pour bénéficier d’une complémentaire santé senior parfaitement adaptée.